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C’est la presse qui en Parle mieux ! Jerome Estèbe – La Tribune de Genève

Vroum! Le bar à vin sur quatre roues stoppe à Genève

Fines gueulesUne trentenaire pimpante installée à Genève. Une camionnette «pimpée» prête à étancher la soif des œnophiles. Présentations

Claire Mallet devant son wine-trotter. Un bar à vin ambulant, qu’elle garnit et pilote depuis février dernier.

Claire Mallet devant son wine-trotter. Un bar à vin ambulant, qu’elle garnit et pilote depuis février dernier.Image: DR

Mais reprenons depuis le début. «Cela fait des années que je vends du vin», raconte cette Française installée à Genève, qui travaille en parallèle pour un importateur de la place. «Je me suis aperçue que l’organisation d’événements était souvent casse-pieds. Il faut louer des frigos, une tente, garder les bouteilles à bonne température, transporter les caisses… D’où l’idée d’un camion aménagé à cet effet. Les marchands de vin ambulants existent depuis la Rome antique; j’ai simplement remis le métier au goût du jour.»

Vendanges à la Romanée-Conti

Notez que la demoiselle, 30 petits printemps, n’est pas née de la dernière averse vineuse. Elle a de la bouteille: un master en vins à l’Université de Bordeaux, une solide expérience commerciale chez Paul Jaboulet en Côtes-du-Rhône et Faiveley à Nuits-Saint-Georges. Entre autres. Sacrées références. Ajoutez à ça des vendanges annuelles dans un domaine à la réputation cosmique: la Romanée-Conti. «J’ai simplement envoyé un mail. Ils m’ont prise. J’y ramasse donc du raisin chaque année: c’est absolument magique!»

Rien ne prédestinait pourtant notre œno-camionneuse à embrasser le monde du vin. Née à Besançon, elle grandit sur les bords du Léman, dans une famille de médecins peu portés sur la dive bouteille. «Mais j’ai un oncle et des grands parents qui savaient apprécier les bons crus.» Le déclic se fait à Sydney. Elle a 19 ans. Elle travaille au Hilton pour payer ses études. «On m’a dit: «Vous êtes Française, vous devez connaître les vins et champagnes.» Je me suis retrouvée affectée au bar des stars.» Coup de foudre. Ou de fût. Claire plonge dans la cuve.

Quand naît le projet du wine-trotter, c’est un «vieux Citroën TUB» qu’elle cherche. Un garagiste l’oriente sur la Renault Estafette, plus «féminine, maniable et solide». Copains et connaissances l’aident à pimper l’engin. Il sera rouge et blanc, équipé d’un bar et de frigos pouvant garder des centaines de bouteilles au frais. Comment ça marche? «On loue 500 francs le camion. Puis, au-delà de 100 personnes, je demande 15 fr. par tête en proposant champagne, blanc, rosé, rouge.» A discrétion? «Oui, les gens boivent avec parcimonie.» Hum… on ignorait que le soiffard fût une espèce en voie d’extinction.

Un camion, pas un palace

Tout ça ne nous dit pas le type de vin qu’aime et propose Claire. «C’est difficile à dire. C’est très large. Je travaille avec des vignerons suisses, français et italiens. Disons qu’il s’agit de vins en bouteilles, que l’on ne trouve pas forcément partout. Pas des étiquettes luxueuses. C’est une camionnette, pas le salon d’un palace. On reste relax. J’essaie de trouver des crus abordables et conviviaux. En ce moment, j’ai un coup de cœur pour les merlots tessinois.»

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